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Voici le programme d’un de nos partenaires, l’Auditorium Guimet…

Avec Paris Terra Cultures, payez 10 € au lieu de 16 € pour les spectacles en réservant vos places par téléphone au 01 40 73 88 18.

Auditorium du musée national des arts asiatiques — Guimet, 6, place d’Iéna, 75116 Paris
Infos/réservations 01 40 73 88 18 – ou auditorium@guimet.fr
Nous vous présentons le Cycle de films Mongols, des spectacles…
L’histoire du chameau qui pleureIl y a huit siècles, Gengis Khan fondait l’Empire mongol. La Mongolie, dont le territoire s’est réduit au fil de l’histoire, reste l’un des plus beaux pays au monde. Les chameaux du désert, les chevaux sauvages des steppes, les échos du morin huur et du chant diphonique fascinent le voyageur, tandis qu’au détour d’un monastère bouddhique ou d’une yourte, le passant surprend parfois d’étonnants lutteurs. À travers films, conférences, spectacles et documentaires, nous croiserons les derniers hommes rennes de la Taïga, des chamanes, le lamaïsme renaissant, mais aussi des êtres ordinaires…

Le long voyage de TsogtLe long voyage de Tsogt

Vendredi 1er juin à 12h15

Documentaire de Xavier Simon, 1997, 58'
Depuis la perte de ses parents alors qu’il avait dix ans, Tsogt chante pour survivre à la douleur. Pour apprendre le chant, Tsogt est parti de son pays natal (alors occupé par les Chinois) pour aller au conservatoire de Pékin, puis à Oulan-Bator, la capitale de l’autre Mongolie. C’est sur le tournage d’Urga, de Nikita Mikhalkov, où il est comédien, que Xavier Simon, alors assistant réalisateur, le rencontre : il est subjugué par cet homme au physique et à la voix hors du commun. Depuis quelques années, Tsogt vit à Paris, où il est venu apprendre le chant lyrique : il rêve de devenir chanteur d’opéra.

Les liens du sang (Khuin kholboo)Les liens du sang (Khuin kholboo)

Mercredi 6 juin à 12h15

Fiction de J. Binder, 1992, 85', VOSTF
Le jeune Tovuu est très lié à Burmaa, son amie d’enfance. Mais Tovuu épouse une autre jeune femme, Yangin. Burmaa est très affectée par ce mariage et perd accidentellement la vue. Sur le conseil de Tovuu, Burmaa décide d’avoir un enfant avec lui afin qu’il puisse veiller sur elle plus tard. N’ayant pas les moyens d’élever son enfant, Burmaa décide de partir vivre ailleurs. Elle laisse son enfant à Tovuu. Yangin s’en occupera comme du sien.

La danse de líenchanteresse

Film préludant au spectacle des 8 et 9 juin - Jeudi 7 juin à 12h15

Documentaire díAddoor Gopalakrishnan et Brigitte Chataignier, 2006, 80', VO mayalayam STF
La danse de l’enchanteresseAu sud-ouest de l’Inde, dans le Kérala, le Mohini attam est une danse dévotionnelle, dont l’essence même est le charme. La « Danse de l’Enchanteresse » est une plongée au coeur de l’univers poétique, musical et chorégraphique du Mohini attam. Les maîtres et leurs disciples déclinent avec raffinement cet art qui a su se perpétuer depuis des siècles. La figure d’une jeune danseuse apparaît comme dans un songe, reflet d’un mythe et des sentiments amoureux interprétés dans les différentes parties d’un récital traditionnel...

Mohini Atta—Brigitte Chataignier

Vendredi 8 juin et samedi 9 juin à 20h30

Mohini Atta—Brigitte Chataignier
Danse féminine du Kérala – Inde du sud Accompagnée par M. Nampoothiri (chant), Ajith Kumar (violon), Vypeen Satish (mridangam), Tripunitura Krishnadas (Edaykka). Production : Cie Prana
Le Kérala abrite un style de danse féminine classique d’une profonde originalité, méconnu en occident : le Mohini attam. Le nom Mohini attam tire son origine de la mythologie hindoue. Le dieu Vishnou, Grand Préservateur de l’Ordre du Monde, prit à plusieurs reprises l’apparence séductrice de Mohini. La « danse de l’enchanteresse » enchaîne ses figures sobres et élégantes chargées de symboles. L’ampleur et la souplesse des mouvements, la douceur des courbes rythmées par les frappes de pieds, rappellent la nature kéralaise : le bercement des feuilles de palme, l’ondulation des champs de riz et le perpétuel cycle des vagues... La danseuse incarne une héroïne noble qui s’adresse toujours, au delà de son Bien-Aimé, à la divinité… C’est auprès des plus grands maîtres du genre œuvrant pour la préservation et le développement de ce style, que, depuis deux décennies, Brigitte Chataignier qui a vécu au Kérala et dansé dans les plus grands festivals de l’Inde et sur les scènes françaises, continue de poursuivre sa recherche artistique. Elle s’attache aujourd’hui à donner un nouvel élan au Mohini attam en contribuant à son épanouissement. Fidèle à l’esprit de ses maîtres, elle conçoit ses spectacles à partir d’un large répertoire traditionnel, mais aussi d’ œuvres inexploitées et originales qui mettent en valeur les différentes qualités esthétiques de ce style.
« Où va la main, le regard la suit, là où va le regard, va l’intuition là où va l’intuition, le coeur l’accompagne là où va le coeur se trouve la réalité de l’être » (Natya Shastra, Bharatamuni)

Renouveau du chamanisme en Mongolie post-communiste par Laetitia Merli, docteur en Anthropologie sociale et culturelle (EHESS, Paris), chercheur affilié au Centre d’Études Mongoles et Sibériennes

Jeudi 12 avril à 12h15

Conférence publique et gratuite
Le chamanisme a subi toutes sortes de persécutions pendant les soixante années d’un régime athéiste d’obédience soviétique. Il s’est maintenu caché dans certaines régions et émerge à nouveau depuis le début des années 1990 et la nouvelle politique démocratique. De nombreux chamanes sortent de l’ombre, de jeunes chamanes sont initiés et les centres chamaniques se multiplient dans la capitale Oulan-Bator. Mais deux tendances se distinguent dans cette course à la reconstruction culturelle et identitaire : un chamanisme privé de cure individuelle et un chamanisme idéologisé servant la cause de la nation mongole. A partir de deux documents vidéo « Call for Grace » (2000, 30’, VO en anglais) et « De la cure privée au rite collectif » (2004, 15’, VO en français) nous discuterons de chamanisme dans la Mongolie d’aujourd’hui.

Les bardes de Gengis KhanLes bardes de Gengis KhanLes bardes de Gengis Khan

Mercredi 13 juin à 12h15

Documentaire de Martine Assoune, 1998, 52', VOSTF
Ghan va avoir treize ans. Jeune garçon mongol, il vit avec sa famille dans les steppes proches de Oulan-Bator. Descendant d’une lignée de bardes, il est temps pour lui de s’initier aux techniques de chant épique et diphonique, et d’étudier l’histoire de son peuple. Pour compléter son enseignement, Ghan devra apprendre à monter à cheval afin de participer au Nadaam, la fête nationale mongole.

Aldas

Vendredi 15 juin à 12h15

Fiction de C. Jumdaan, 1994, 83', VOSTF
AldasTamir, jeune boxeur élevé par son grand-père dans la tradition mongole, quitte la campagne pour Oulan-Bator où il intègre l’équipe de boxe de Mongolie entraînée par Bold. La rencontre de Tamir avec Sarangua, fille de Bold, va détourner le futur champion de sa voie. Sarangua, enfant d’une société privilégiée, fréquente une bande de jeunes gens provocateurs, attirés par le mirage des sociétés occidentales. Provoquant son père, elle entraîne Tamir à sortir, à boire et à négliger son entraînement. Trop amoureux, Tamir n’entend pas les avertissements de Bold et l’équipe de boxe partira sans lui en tournée européenne.
Le chien jaune de mongolie

Le chien jaune de mongolie

Mercredi 20 juin à 12h15

Fiction de Byambasuren Davaa, 2006, 93í, VOSTF
Nansal, une gamine de six ans, est l’aînée d’une famille de nomades du Nord de la Mongolie. Un jour, elle ramène chez elle un chien abandonné, mais son père pense qu’il va leur porter malheur et veut qu’elle s’en débarrasse. Nansal tente de le cacher, mais le jour où la famille déménage, elle doit abandonner le chien. Ce n’est que lorsque son père découvrira que son dernier-né, un bébé de quelques mois, a été sauvé d’une attaque de vautours grâce au chien de Nansal, qu’il accueillera enfin l’animal au sein de la famille.


Khan Bogd

Khan Bogd

Vendredi 22 juin à 20h30

Musiques et danses de Mongolie
Les Mongols ont conféré le titre de Khan (le Roi) au chef de toutes les tribus. Undur Gegeen Zanabazar fut le premier Bogd (1635-1723). Ce moine bouddhiste de haut rang a gouverné Urga, la capitale historique de Mongolie. Il fut un moine et un homme d’état vénéré, mais aussi plus grand artiste de Mongolie. Le titre de Khan Bogd fut dès lors établi et représenta à la fois le pouvoir profane et le pouvoir bouddhiste. L’ensemble Khan Bogd que dirige Natsag Gankhuyag est composé de musiciens, chanteurs et danseurs, âgés de 19 à 35 ans, la plupart issus du conservatoire d’Oulan-Bator. La musique et les chants rythment la vie des nomades. Sifflement du cavalier à l’oreille de son cheval, chansons populaires entonnées sous la yourte, art du chant diphonique, mélodie des cithares, flûtes et morin khuur… la musique comme le vent habite la steppe. Par ses spécificités harmoniques et techniques elle étonne, séduit… Une fois le concert fini, les musiciens enfilent des masques afin de se transformer en danseurs de Tsam : danses sacrées figurant, par une série de masques et de costumes chatoyants, les forces déployées pour vaincre les ennemis de bouddha et aider, par extension, la nation mongole à vaincre tous les mauvais esprits. Laissez-vous surprendre par cet ensemble d’une originalité hors du commun, par la finesse et le raffinement incomparables de ses musiques, chants et danses…